Éditions

code EAN :
9782911199462


Parution : 31/01/1999
format 13x20
48 pages
10 euros
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Bolivar y Ponte

Karl Marx

Traduit de l'allemand par Louis Janover
Suivi de : Le Libertador tel qu'en lui-même? par Louis Janover

Encensé par l'histoire officielle, présenté comme un héros visionnaire et un grand libérateur, Simon Bolivar devient, sous la plume de Marx, «le gredin le plus lâche, le plus vulgaire et le plus misérable».
Certes il manquait à l'auteur les éléments qui lui auraient permis de nuancer son propos. Néanmoins son analyse rejoint celles de certains essayistes modernes, et notamment l'histoire des mouvements revendicatifs indiens la confirme au-delà de ce qu'il pressentait.
En effet, le comportement du Libertador durant les guerres d'indépendance ne pouvait que coïncider avec son dessein économique et politique au service des classes dominantes de son temps, marchands, grands propriétaires terriens et patrons de mines.

Extrait :

En 1827, début du déclin de son pouvoir, il parvint à réunir un congrès à Panama, dont le but officiel fut d'établir un nouveau Code international démocratique. Des délégués viennent de Colombie, du Brésil, de La Plata, de Bolivie, de Mexico, du Guatemala, etc. Son intention réelle était de transformer toute l'Amérique du Sud en une république fédérative soumise à sa dictature. Tandis qu'il lâchait ainsi la bride à son rêve d'attacher la moitié du monde à son nom, le pouvoir réel échappait rapidement à son emprise.