Éditions

code EAN :
9782911199127


Parution : 30/09/1996
format 11x17
232 pages
13 euros
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Georges Darien

David Bosc

«Darien c'est plutôt la Responsabilité contre le Simulacre, la réappropriation du Présent contre les nostalgies fétides qui assomment les uns et enrichissent les autres. Il a montré, enfin, que pour ébranler le monde, il faut renoncer à en comprendre tous les arcanes depuis sa chambre. Pour distinguer les mirages des véritables murs, il n'est que de porter des coups.»

Premier essai sur Georges Darien, l'auteur du célèbre Voleur, cet ouvrage restitue à une oeuvre encore méconnue toute sa cohérence critique.

(Titre épuisé.)

Extrait :

L'individualisme que Darien professa dès son premier roman ne l'opposa pas d'emblée à l'anarchisme, dont existait une «aile» anarcho-individualiste, qui exprimait généralement «une critique des pièges organisationnels et une aspiration à l'action immédiate, sans compromis tactique» (P. Ory). Mais lorsqu'il écrit, en 1897: «Tous les groupements humains sont à base d'avilissement et de servitude», l'individu constitue déjà le centre de sa pensée politique, sans partage, ses tenants et ses aboutissants. On a parlé d'individualisme aristocratique à propos de Georges Darien, c'était le rapprocher de son exact contemporain Georges Palante, auteur de la formule pour son propre compte. Or, l'individualisme de Darien est avant tout radical, et s'il est emprunt d'élitisme, c'est selon un mode proprement religieux, un élitisme ouvert où l'élu est partie prenante de son élection.