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Éditions Sulliver : actualité

Lectures du moment

Sous ce titre, on trouve désormais sur notre site une proposition de quelques titres. Nos dernières parutions, mais aussi des ouvrages liés soit à notre actualité, soit à l'actualité - politique, sociétale, citoyenne... - du monde dans lequel nous vivons.

Nicole Charpail : Quel "théâtre" nous est nécessaire?

Un stage professionnel (Personne/Acteur/Personnage-Quel "théâtre" nous est nécessaire?) sera animé par Nicole Charpail du 23 au 28 octobre à la Villa Mais d'Ici, M° Aubervilliers-Pantin-4 chemins.
http://nicole.charpail.free.fr/index.htm
http://www.sulliver.com/livre_nicole-charpail-un-amour-sans-nom_9782351220818.htm

En préparation

Littérature :

- Sandrine Rotil-Tiefenbach, Karma X. Une jeune femme fantasme sur un homme entrevu dans un bar. Le désir devient bientôt obsessionnel, et s’étend à tous les hommes… Entrecroisant dans son délire amoureux les fruits défendus de son imaginaire, les bribes d’une réalité magnifiée et des éclats de mémoire enfantine, la narratrice se joue de tous les tabous. Et dessine, sous couvert d’une confession intime, un authentique portrait du désir féminin universel.
A paraître le 10 octobre 2017

- Yann Bourven, Beffroi. «Réalité-jour»: la sauvagerie marchande  gouverne le monde, s’appuyant sur la «Sainte Flibanque». Pour lui échapper, Alan Beffroi cherche refuge dans sa «Réalité-nuit»: dérive nocturne dans la ville, rencontres improbables… le «dérèglement». Sous les coups de boutoir de l’imaginaire, les réalités s’inversent, la nuit prend le pouvoir. Voici Beffroi en cavale avec un enfant halluciné dans un monde sens dessus dessous qui n’est peut-être que l’expression de sa propre tempête mentale...
A paraître le 10 novembre 2017

Pourquoi la littérature

La tendance amorcée depuis quelques années se confirme: notre catalogue accorde de plus en plus de place à la collection Littératures actuelles. Sans délaisser totalement les sciences humaines, il nous semble en effet que la littérature créative est actuellement plus à même de dire un monde complexe et sa rencontre (ou ses collisions!) avec une nature humaine qui y cherche sa place.

Toujours d'actualité

«Une langue morte n’est pas seulement une langue qui n’est plus parlée, ni écrite, c’est aussi une langue rigide qui se mire avec satisfaction dans sa propre paralysie. Comme le langage étatique, censurant autant que censuré. Acharné à remplir ses devoirs de maintien de l’ordre, il n’a d’autre désir ou dessein que d’entretenir l’expansion enivrante de son narcissisme exclusif et souverain. Bien que moribond, un tel langage n’est pas sans effet, car il contrecarre activement le fonctionnement de l’esprit, esquive la conscience, étouffe le potentiel humain.»
Toni MORRISON

«Si je suis qualifié pour donner un avis sur une œuvre de littérature ? Bien sûr que oui, plus que tout autre. Pourquoi ? Parce que la littérature (je veux dire celle qui sévit) je l’ai en aversion à un point sans doute exceptionnel. Les romans, les colloques et séminaires, les fines psychologies, le bon ton, le bel écrire, j’y suis allergique à un degré qui n’est pas croyable. Je suis avide mangeur d’éclosions crues et je ne me vois offrir que cuit et recuit, précuit, surbouilli, dragées cent fois sucées qui me laissent sur ma faim, je souffre de faim, c’est à peine si chaque trois ou quatre ans je trouve un petit repas à faire.»
Jean DUBUFFET

«On n’écrit de livre "digne" que: 1) si l’on pense que les livres sur le même sujet ou sur un sujet voisin tombent dans une sorte d’erreur globale (fonction polémique du livre); 2) si l’on pense que quelque chose d’essentiel a été oublié sur le sujet (fonction inventive); 3) si l’on estime être capable de créer un nouveau concept (fonction créatrice).»
Gilles DELEUZE

«Il y a dix mille façons de s’occuper de la vie et d’appartenir à son époque. Nous ne sommes pas pour que dans un monde désorganisé les intellectuels se livrent à la spéculation pure. Et la tour d’ivoire nous ne savons plus ce que c’est. Nous sommes pour que les intellectuels entrent eux aussi dans leur époque; mais nous ne pensons pas qu’ils puissent y entrer autrement qu’en lui faisant la guerre.»
Antonin ARTAUD