Éditions

code EAN :
9782351220627


Parution : 17/03/2010
format 13x20
144 pages
14 euros

L'avenir est notre poubelle
L'alternative de la décroissance

Jean-Luc Coudray

Pourquoi la croissance empêche-t-elle de penser? De quoi libère le libéralisme? Pourquoi sommes-nous condamnés au travail? Quel est le lien entre les marques et le territoire? À quoi sert la bêtise? Que nous disent les feux rouges ou la carrosserie de notre imprimante? Pourquoi les magazines pour enfants tutoient-ils leurs lecteurs? Pourquoi avons-nous des nains de jardin et des nounours? Y a-t-il une publicité invisible.

Confrontant la réflexion politique et écologique à des valeurs, et redonnant à la sensibilité et à l'humour une place qu'ils n'auraient pas dû perdre, ce livre ne propose pas de théorie toute faite pour assurer la survie de l'espèce. Mais à travers ses chapitres brefs et percutants, qui sont autant d'analyses de la réalité concrète dans laquelle nous vivons, il nous invite à reprendre à notre compte et à poursuivre l'interrogation sur l'enjeu écologique au quotidien. Et nous suggère que pour remettre sur ses pieds un monde qui marche sur la tête, c'est en chacun de nous que doit s'opérer le rétablissement.

Né en 1960 à Bordeaux, Jean-Luc Coudray écrit des récits, nouvelles, textes humoristiques brefs, des scénarios de bande dessinée ou dessin d'humour, et dessine les strips Béret et Casquette. Il s'est présenté en mai 2007 à Bordeaux, aux élections législatives, pour représenter le Parti de la Décroissance.

Presse :

Plutôt que de nous livrer un énième livre pédagogique sur l'évidence, les bénéfices ou les moyens de la décroissance, il nous invite à nous interroger simplement sur le sens de nos existences. Le moindre élément du quotidien, de la machine à laver au feu rouge, se transforme en matériau philosophique.
Laure Noualhat - Libération

Nous aimerions lire plus souvent des ouvrages sur la décroissance comme celui du dessinateur Jean-Luc Coudray. Loin d'être une simple analyse scientifique, comme beaucoup de travaux sur l'écologie, son livre est avant tout humaniste, poétique, tout en finesse, en sensibilité, en humour et en discernement. Un vrai manuel pour une vie bonne.
Vincent Cheynet - La Décroissance

De manière précise et claire, Jean-Luc Coudray décrypte nos comportements et met en évidence le fossé parfois béant entre nos paroles et nos actes. A travers de courts chapitres pénétrants, il passe en revue nos habitudes de vie, allant de constats insolites à des analyses plus graves, sans se départir d'un humour salvateur.
Alters Echos

Pour l'auteur, qui est autant poète, artiste, penseur autonome, que militant écologiste, le thème de la décroissance fait ici l'objet d'une réflexion critique qui ne sacrifie ni l'humour ni les vertus d'une argumentation rigoureuse.
André Paillaugue - Spirit

Que ce soit les feux rouges de circulation, le libéralisme, le travail, la bêtise, la télévision, la publicité ou la croissance économique, le livre met à nu ce qui se cache derrière ces mots et ces objets et qui, surtout, pervertit notre rapport au monde.
Christian Brouillard - A bâbord

Un petit brûlot sympathique qui questionne la croissance économique.
Fabien Déglise - Radio Canada

L’avenir est notre poubelle est un livre subtil et intelligent, qui allie étroitement pensée et convictions. Jean-Luc Coudray s’y révèle un acteur sensible de la décroissance.
Christophe Léon - L'écologithèque

Un livre utile et nécessaire pour changer notre vision des crises en cours et des solutions pour y remédier car « les comportements décroissants protègent d'abord la planète et protégeront l'individu lorsque la Terre sera plus gravement atteinte ».
Simon Charlier - La Révolution prolétarienne

 

Extrait :

Nous vivons dans un monde de marques. Les marques sont des signatures déposées sur les objets. Elles affirment qu'elles sont propriétaires d'une idée, d'une forme. Or, l'argent généré par la vente de ces produits représente un important pouvoir. Ainsi, alors que le pouvoir était représenté par des États, symboles de territoire, il est représenté aujourd'hui par des marques, symboles de propriété intellectuelle. Nous avons troqué les territoires contre des idées industrielles. La publicité ne s'y trompe pas lorsque son discours reprend la forme de la propagande politique.
Les territoires, qui n'existent que s'il y a des frontières, et qui permettent l'existence de peuples organisés et diversifiés, sont hachurés, envahis, occupés par les panneaux publicitaires. l'ennemi est dans le territoire, il le maîtrise, l'humilie, le salit. La vraie fonction de la publicité est l'ingérence. La destruction des paysages, c'est celle des lieux, des peuples et de leur parole.
Les États, aujourd'hui en concurrence économique, sont réduits à des marques. Les villes, concurrentes quant à leur image, leurs attraits touristiques, leur propension à créer des emplois, deviennent de simples produits.
Les lieux ont à tel point disparu que la publicité s'introduit maintenant dans l'intimité de chacun.
La présence de la publicité dans la maison ou le paysage mesure la faiblesse d'une authentique vie politique. Elle indique la baisse des défenses immunitaires de la société dans laquelle nous vivons. Comme des boutons purulents, les panneaux d'affichage se multiplient, déversant leurs photographies obscènes, leurs slogans insultants, leur arrogance de vainqueurs. Ils sont les maîtres et édictent des leçons de vie à chaque coin de rue, pénétrant la conscience individuelle qui est notre dernier refuge.
Les panneaux publicitaires humilient l'État autant que l'individu. Ils savent que, quand l'État n'a plus de frontière, l'individu risque de perdre les siennes.